Jeudi 29 octobre 2009
4
29
/10
/Oct
/2009
22:12
Amnesty international, plus exactement les groupes universitaires de deux des trois universités de Berlin (TU et FU) et le groupe qui se consacre à l´Inde, ont
organisé une rencontre avec trois activistes de Bhopal au Madya Pradesh où à eu lieu en 1984 la plus grande catasrophe de l´industrie chimique. 25 ans plus tard, les vistimes n´ont toujours
pas été dédomagées, le site n´a pas été contaminé et les habitants du vieux Bhopal consomment encore de l´eau poisonné. Pour les détails , consultez les site de
victimes et celui de de l´
entreprise responsable.
Sur le podium, Rashna Dinghra, activiste et principale organisatrise de la résistance á Bhopal, une femme résolument résolue et en pleine maîtrise d´un dossier extrèmement compliqué. Il faut du
cran pour lutter contre une multinationale, et Rashna Dinghra en a tout plein. A côté d´elle, deux jeunes activistes: Sanjay Verma, 25 ans, né a Bhopal 6 mois avant la catastrophe et sauvé par sa
soeur, seul survivant de sa famille qui a grandi dans un orphanage. Et Safreen Khan, 17 ans, activiste des enfants contre Dow qui a participé à la marche des protestataires à Delhi (à 800 km de
Bhopal), à plusieurs actions non-violentes pour attirer l´attention du public et de la politique, dont 4 l´ont mené en prison, et à une grève de la faim. Quelle vie pour une gosse de 17 ans!
Rashna Dinghra et Sanjay Verma nous adressent en parfait anglais, contant l´histoire de la lutte des 25 dernières années avec leurs multiples espoirs et déceptions, les peripéties légales et
politiques en Inde et aux Etats-Unis. C´est complètement fou, et absolument impensable qu´une entreprise s´en sorte avec si peu de compensations (600 Euros pour un handicap permanent, 1.800 Euros
pour un mort) dans un pays de l´OCDE! Safreen Khan parle en Hindi traduit par Rashna Dingra, mais même avant la traduction on comprend tout à fait son outrage: 7.000 personnes sont mortes
directement après l´accident, 20.000 sont mortes des conséquences dans les dernières années, plus de 100.000 personnes int souffert des dommages physiques, aujourd´hui encore les gens sont rendus
malades par l´eau contaminée et les enfants naissent avec de sévères handicaps,... pas besoin de n´avoir que 17 ans et vivre à côté de cette tragédie pour ressentir de l´outrage.
Rashna Dinghra appelle à la solidarité, à organiser des boycotts des produits de Dow Chemical qui a repris Union Carbide, l´entreprise à l´origine de la catastrophe: A l´époque de la mondialisation
nous devons réussir à établir les mêmes standards de sécurité, pour les ouvriers et les voisins des usines, partout dans le monde, il faut arrêter la pratique de fermer des usines dangereuses en
pays de l ´OCDE pour les exporter dans des pays comme l´Inde et la Chine, et les produits dangereux pour la santé doivent être interdit de production et d´utilisation partout dans le monde. Je
m´associe à son appel!
26.10.2009
Derniers Commentaires