Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 17:28
Vous l´aurez remarqué: Rien ne se passe plus sur ce blog. C´est que j´ai déménagé et que mon nouveau second domicile à Berlin n´est pas encore équipé au DSL. J´ai accès aux courriels et au réseau à partir du job, mais pas envie de passer plus de temps que nécessaire au bureau. Donc fini le blogging, en attendant les nouvelles infrastructures - peut être le nouveau gadget ultra-mobile que Apple a annoncé pour mars 2010.

Au revoir, et merci á tous qui ont suivi et commenté ce blog!
Par Bloguette - Publié dans : FAQ
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 21:45
J´y vais trois fois par semaine depuis un an, au gym version McFit que je fréquente à berlin, faut bien parler un peu de l´idéologie implicite à laquelle sont confrontés les joyeux sportifs: Je ne veux pas parler d´un certain culte du physique plutôt associé avec la droite fasciste ou la non-gauche staliniste - je pense qu´on peut être sportif sans être macho violent et que l´activité sportive peut même être un antidote contre les penchants violents par le fait qu´elle canalise l´énergie dans les activités inoffensives.

Ce dont je veux parler, c´est le culte du héros solitaire faisant face à des défis sportifs plus près de la cascade professionelle que de l´activité sportive de masse. A tous les gyms McFit on a des écrans en vue à partir de presque partout. Sauf quelques pauses pour les dernières nouvelles et u peu de météo, le programme est simple: Sur fond des tubes actuels, ils s´agit de vidéos de toutes sortes d´expoits sportifs: Course folle en VTT, sur skates, en moto, sur planche, sauts de parachutisme,... toutes genres d´activités, en principe. Mais il s´agit surtout d´activités solitaires: Le héros seul face au défi naturel. Plus quelques activités en concurrence entre individus. Jamais d´exploits sportifs en équipe, pas de foot, pas de basket, pas de hockey. S´il y a concurrence, il s´agit toujours de courses, pas d´activités concurrentielles nécessitant l´interaction directe, pas de tennis, pas de boxe, pas de judo.

Je ne suis pas assez sociologue pour oser interpréter cette sélection très spécifique, mais je poserai quand même quelques questions: Les gens aux gym seraient-ils en manque d´interactions, faut-il éviter de les confronter à ce genre de situation de peur de les angoisser ou frustrer? Les gens aux gym, seraient-ils plus compétitifs que d´autres, et/ou en même temps de moins bons joueurs d´équipe? La préférence pour les activités casse-cou viendrait-elle d´un désir suicidal refoulé? Si les marketroids de McFit ont bien choisi leur sélection d´images, aspirons-nous vraiment à ressembler à ce genre de héros? Ou s´agit-ils seulement de rêves, d´idéalisations? La société évoluante des citoyens à formation McFit risquerait-elle d´être(encore) moins solitaire? Certains r1eves sont mes cauchemars.

08.11.2009
Par Bloguette - Publié dans : A Berlin
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 21:30
Festival des films courts "Interfilm", voilà le genre d´évènements qui me convient beaucoup mieux que les congrès marxistes. A l´occasion du vingtième anniversaire de la chute du mur, deux projets historiques: "Rock the wall" rassemble des films musicaux de Berlin est et ouest des années 1970 et 1980, thématisant plus ou moins ouvertement le mur et l´ambiance très spéciale des deux côtés de la ville. Et "Stasi intim", des films des services secrets, destinés non au grand public, mais à la formation des recrues.

"Rock the wall" impressione par les différences entre ouest et est: C´est bien une même époque, on reconnait des styles musicaux, vestimentaires etc., mais ce sont bien deux sociétés très différentes, jusque dans leurs minorités. Et qu´est-ce que ça fait longtemps, on se rend compte de son age dans ce genre de retrospective!

"Stasi intim" est aussi banal que peut l´être une bureaucratie énorme destinée à surveiller et, si possible, contrôler les moindres activités oppositionelles de toute une population. Le premier film est aussi le plus impressionant: On voit des photos du photographe dissident Harald Hauswald, sur fond d´une voix qui lit les protocoles de sa surveillance. Il ne se passe preque rien, la plupart du temps les agents ne notent que des activités totalement banales: Il va chercher sa fille à la maternelle, faire des commissions etc. Totalement fou!

07.11.2009
Par Bloguette - Publié dans : A Berlin
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 21:02
Ça y est, ce weekend nous fêtons le vingtième anniversaire de la chute de mur et le très à gauche quotidien Junge Welt ("Jeune Monde") se doit de nous offrir un programme contrastant les fêtes officielles. En principe, il s´agirait d´un mini-congrès historique d´une journée dans le local du journal. Mais j´avoue que je ne supporte pas plus de deux heures à la fois, le premier podium devra donc suffire pour donner une impression de l´évènement.

Prétendent nous introduire à une vue historique positive de la RDA l´ancien professeur à l´académie des sciences sociales et membre du comité central du parti d´état Erich Hahn et Eckhardt Liebermann, ancien professeur à l´académie des sciences. Côté jargon, on se dirait catapulté dans un autre univers, le marxisme scientifique ne s´écoute pas facilement... Mais derrère le rideau de jargon surtout des platitudes: On ne pouvait établir un beau socialisme en union soviétique ou en RDA en pays moins développés que les états-unis et autres centres de monde capitaliste, le contexte historique qui explique tout, du mauvais fonctionnement de l´économie à l´omnipuissance d´une bureaucratie incontrolable et au manque de libertés (que les intervenants n´acceptent d´ailleurs pas en problème - "le marxisme, ça na jamais été un projet libéral")... Mais en fin de compte, tous les deux restent perplexes devant un phénomène que nomme en premier un participant: Pourquoi les ouvriers n´ont ils donc pas aimé et défendu leur entreprises, leur parti, leurs droits sociaux,... leur état? Hahn et Liebermann sont formels: Il faut continuer la lutte des classes, établir un meilleur socialisme. Mais comment penser une lutte des classes sans le sujet historique?  Il faut une certaine ferveur religieuse pour être aussi convaincu de l´histoire à venir que ses deux seniors. Etrange.

07.11.2009
Par Bloguette - Publié dans : A Berlin
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 20:45
C´est déjà la troisième réunion traitant de la situation en Israel et Palestine que je visite depuis que je suis à Berlin. Et c´est toujours la même chose: Des intervenants très sympas, pas ethno-nationalistes du tout, décrivant une situation d´escalation ethno-nationaliste qui ne fait pas rêver côté résolution du conflit.

Les gens sympas que nous rencontrons grace à la fondation Rosa Luxemburg du parti Die Linke ("La Gauche") sont le professeur de sociologie Menachem Klein de l´université de Tel Aviv et deux activistes arabes israéliens qui militent contre le projet de ségrégation qu´ils préfèrent ne pas qualifier de barrière ou de mur car cet aspect physique n´est, selon eux, qu´une partie du problème.

Je commence à me familiariser avec les cartes d´Israel et du West Bank, c´est toujours pareil: Des colons un peu partout à travers le west Bank, des colonies en expansion, des routes ségrégées,... on imagine mal un état souverain se créant à partir dce petit patchwork. Les activistes arabes nous parlent d´oliviers, Menachem Klein nous parle de l´évolution des mentalités de la majorité israélienne. Selon les sondages, plus de 50% des israéliens considèrent une solution à deux états comme la meilleure, mais plujs de 50% ne croyent pas qu´elle puisse être réalisée dans les 5 années à vernir et plus de 60% de ceux qui sont en faveur de deux états ne pensent pas que les colonies posent des problèmes - ?!? Menachem Klein n´est pas quelqu´un à vous faire développer des illusions: Selon lui, même le gouvernement très à droite actuel serait capable de négocier une paix si la majorité de la population le voulait. Mais, actuellement, les mentalités évolueraient dans le sens inverse. Pas rassurant!

04.11.2009
Par Bloguette - Publié dans : A Berlin
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 20:23
Sur l´invitation de social-démocrates, nous nous retrouvons à une vingtaine de femmes dans une salle largement trop large à la mairie du quartier de Schönberg dans l´ancien ouest-Berlin. Dans le foyer l´exposition "1000 femmes pour la paix", dans la salle discours de Dr. Rita Schaefer, éthnologue spécialisée en Afrique méridionale.

Sur base de photos montrant le quotidien dans les townships sud-africains, elle nous explique comment les violences de périodes de guerre, de guerre civile et d´oppression coloniale forment des mentalités acceptant les violences physiques chez tous les participants aux conflits. Déjà en périodes d´avant-guerre, quand se préparent les violences guerrières, aussi bien qu´en périodes d´après-guerre, longtemps après la fin officielle du conflit armée, les violences sexistes, viols et violences domestiques sont beaucoup plus fréquentes que dans les communautés ne préparant pas ou n´ayant pas récemment vécu de conflit armé. Pas vraiment surprenant quand on l´entend, surtout sur fond d´une certaine conscience féministes. Mais les détails que nous présente Rita Schaefer sont quand même impressionants - fallait penser à aller regarder. Encore plus impressionantes, les activités de femmes sud-africaines militant contre un climat de tolérance face aux violences sexistes: On imprime des T-Shirts, parce que les pauvres dans les townships sont toujours en manque de vêtements et n´ont que peu d´accès aux médias. Voici quelques slogans: "Stop the war on womens body", "Domestic violence has no place on pur community" et "There is no excuse for the abuse of women and children". Vous imaginez ce que ça doit être dur et dangereux si des femmes du voisinage s´organisent pour distribuer ce genre de t-shirt?

C´est toujours pareil: Un regard sur les problèmes quotidiens au-delà des frontières de l´OCDE, et nous constatons qu´ici, nous n´en avons pas vraiment...

03.11.2009
Par Bloguette - Publié dans : A Berlin
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 23:01
Décidemment un potentiel de sectarisme: Voilà ma deuxième soirée "Revenu minimum inconditionnel", et c´est encore une secte, mais une autre que la dernière fois. Une cinquantaine de personnes se sont rassemblés dans la lounge Juno des cours Josetti, un ancien ensemble industriel en plein centre Berlin-est reconverti en centre des jeunes entrepreneurs, surtout du secteur créatif. Le public est conforme au local: Beaucoup de chics, jeunes, moyen-âge et carrément vieux, visiblement cultivant leurs styles respectifs avec pas beaucoup de revenus.

Nous introduit au projet revenu minimum inconditionnel Sascha Liebermann, qui a étudié la philosophie, la sociologie et la psychanalyse avant de se consacrer à ce projet. Introduire veut dire qu´il fait l´éloge de ce remplacement de toutes les allocations sociales pendant 30 minutes, sans jamais adresser un montant ou le financement. Il refuse même activement d´adresser ces questions banales, à résoudre plus tard en chemin. Pour lui compte seul la liberté offerte par ce nouveau concept de droit envers une société qui organisera le travail nécessaire avec une motivation monétaire / matérielle réduite au minimum de la différence entre une vie aisée ("de quoi acheter un ordinatuer, aller au cinéma, acheter des livres") et une vie riche. La société se réorganisera en communauté solidaire. Et si jamais ça marche mal parce que trop peu de gens ont envie de faire trop de travaux nécessaires, mais pénibles - et bien, il n´y aura plus rien á distribuer et il faudra reconsidérer...

Vous croyez que j´exagère? Allez voir pour vous-mêmes, ces réunions sont vraiment étranges: Plein d´enfants gâtés de tous les âges (et donc quelque fois depuis très longtemps gâtés) qui croyent vraiment que la plupart des gens gagnent leur vie en faisant quelque chose qui convient à leur besoin de s´épanouir. Un intervenant plus pragmatique que les autres osa dire qu´une distribution de tous les revenus sur tous les allemands (enfants compris) donnerait un revenu de 1.423 Euros par mois par personne, et que donc le revenu minimum inconditionnel devra se situer entre la moitié et au maximum les deux tiers de cette somme. Et que lui répondent quelques enfants gâtés quadragénaires: Qu´ils veulent 1.500 Euros. Quel gâchis! Je suis en faveur d´un revenu minimum inconditionnel aux environs de ce qui est actuellement prévu par les allocations pour chômeurs long-terme, mais je déteste des sectes qui veulent prêcher une solution au problèmes d´inégalité sans parler argent concrètement!

29.10.2009
Par Bloguette - Publié dans : A Berlin
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 22:41
Encore une romancière que je ne connaissais pas du tout hier et dont je n´ai toujours rien lu et pas grosse intention: Au centre des femmes EWA au centre est de Berlin lit Renate Feyl, auteur elle aussi originaire de l´est et une des exceptions qui on bien réussi dans le monde litéraire des deux Allemagnes.

Renate Feyl s´est spécialisée en romans historiques, mettant en avant des femmes typiquement moins connues et leurs biographies. Son premier succès à l´est et à l´ouest, "Le départ silencieux" ("Der lautlose Aufbruch") raconte le rôle de femmes souvent pas ou peu connu dans maints grands moments des sciences naturelles. Son roman le plus controversé et "Perséverer au paradis". Il raconte l´histoire de deux soeurs en RDA, dont l´une part pour la RFA. A l´origine, Renate Feyl a écrit le roman (lui aussi basé sur un épisode historique) à l´est, mais il fut refusé par la maison de publication. Deux ans plus tard, chute du mur et intérêt de sa maison d´édition ouest de publier d´autres ouvrages. Elle ajoute donc le contexte de la chute du mur et de la réunification, Ce roman á d´abord suscité des réactions massives et négatives à l´ouest, on l´accusait de mal parler de sa patrie. Ces dernières années, le livre marche bien en ex-RDA et elle reçoit beaucoup de lettres positives, lui signalant qu´elle réussit bien à résusciter l´ambiance de l´époque, la façon de parler, les rites.

Donc, si vous n´êtes jamais allé en RDA, peut-être ce livre vous aidera à imaginer comment ça se vivait derrière le mur.

En passant, Renate Feyl nous (nous sommes à sept, ambiance plutôt familliaire dans un joli petit local) apprend beaucoup sur l´espace litéraire: Un roman qui marche bien est tiré à 10.000 exemplaires, Renate Feyl a même réussi à dépasser la marque des plusieurs 10.000, qualifiant "Perséverer au paradis" comme beststeller, normalement les auteurs sérieux ne peuvent pas vivre de leurs publications. Et ils détestent les auteurs tout-publicité qui sont toujours à la télé et á faire parler d´eux. Un tout petit brin d´envie peut-être, dans la critique culturelle?

27.10.2009
Par Bloguette - Publié dans : A Berlin
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 22:12
Amnesty international, plus exactement les groupes universitaires de deux des trois universités de Berlin (TU et FU) et le groupe qui se consacre à l´Inde, ont organisé une rencontre avec trois activistes de Bhopal au Madya Pradesh où  à eu lieu en 1984 la plus grande catasrophe de l´industrie chimique. 25 ans plus tard, les vistimes n´ont toujours pas été dédomagées, le site n´a pas été contaminé et les habitants du vieux Bhopal consomment encore de l´eau poisonné. Pour les détails , consultez les site de victimes et celui de de l´entreprise responsable.

Sur le podium, Rashna Dinghra, activiste et principale organisatrise de la résistance á Bhopal, une femme résolument résolue et en pleine maîtrise d´un dossier extrèmement compliqué. Il faut du cran pour lutter contre une multinationale, et Rashna Dinghra en a tout plein. A côté d´elle, deux jeunes activistes: Sanjay Verma, 25 ans, né a Bhopal 6 mois avant la catastrophe et sauvé par sa soeur, seul survivant de sa famille qui a grandi dans un orphanage. Et Safreen Khan, 17 ans, activiste des enfants contre Dow qui a participé à la marche des protestataires à Delhi (à 800 km de Bhopal), à plusieurs actions non-violentes pour attirer l´attention du public et de la politique, dont 4 l´ont mené en prison, et à une grève de la faim. Quelle vie pour une gosse de 17 ans!

Rashna Dinghra et Sanjay Verma nous adressent en parfait anglais, contant l´histoire de la lutte des 25 dernières années avec leurs multiples espoirs et déceptions, les peripéties légales et politiques en Inde et aux Etats-Unis. C´est complètement fou, et absolument impensable qu´une entreprise s´en sorte avec si peu de compensations (600 Euros pour un handicap permanent, 1.800 Euros pour un mort) dans un pays de l´OCDE! Safreen Khan parle en Hindi traduit par Rashna Dingra, mais même avant la traduction on comprend tout à fait son outrage: 7.000 personnes sont mortes directement après l´accident, 20.000 sont mortes des conséquences dans les dernières années, plus de 100.000 personnes int souffert des dommages physiques, aujourd´hui encore les gens sont rendus malades par l´eau contaminée et les enfants naissent avec de sévères handicaps,... pas besoin de n´avoir que 17 ans et vivre à côté de cette tragédie pour ressentir de l´outrage.

Rashna Dinghra appelle à la solidarité, à organiser des boycotts des produits de Dow Chemical qui a repris Union Carbide, l´entreprise à l´origine de la catastrophe: A l´époque de la mondialisation nous devons réussir à établir les mêmes standards de sécurité, pour les ouvriers et les voisins des usines, partout dans le monde, il faut arrêter la pratique de fermer des usines dangereuses en pays de l ´OCDE pour les exporter dans des pays comme l´Inde et la Chine, et les produits dangereux pour la santé doivent être interdit de production et d´utilisation partout dans le monde. Je m´associe à son appel!

26.10.2009
Par Bloguette - Publié dans : A Berlin
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 21:48
Maison de la démocratie, remise du prix "Pour la publication litéraire Kurt Tucholsky 2009" à Volker Weidermann, critique litéraire, chef du feuilleton du quotidien "Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ)" et auteur du "Livre des livres brûlés" rappelant à la mémoire publique les moins connus des 131 auteurs dont les livres furent interdits par les nazis.

L´éloge du lauréat nous est présentée par l ´éditeur Helge Malchow de Kiepenheuer und Witsch, la maison d´étdition où a été publié le livre des livres brûlés. A ce qu´il parait, l´ouvrage se lirait comme un polar, Volker Weidermann réussissant à faire renaître le contexte qui a amené les auteurs à écrire les livres banis et brûlés par les nazis. Le lauréat lui-même nous fait l´éloge de Tucholsky, son grand idole, surtout en tant que critique litéraire. Vais-je pour cette raison commencer à lire le feuilleton de la FAZ? Plutôt pas.

En fin de réunion, le président de l´assocation Kurt Tucholsky, Wolfgang Helferitsch nous explique qu´il n´y a pas de presse parce que le prix n´est doté que de 3.000 Euros, que le cadre de la maison pour la démocratie (au lieu du théatre Maxim Gorki où à eu lieu la dernière remise des prix) a du être choisi pas manque de fonds et qu´il n´y aura peut-être plus de prix par manque de sponsors et donc de fonds. La cinquantaine de seniors dans la salle sont visiblement très choqués, mais aussi résignés. Une association litéraire qui va s´endormir? On verra.

25.10.2009
Par Bloguette - Publié dans : A Berlin
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